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L’islam est un facteur de sous-développement





Jan042017

Un professeur m’a demandé si l’islam est un facteur de sous-développement. Voilà ma réponse:
Je souhaite vous livrer ici quelques réflexions sur le rapport entre l’islam et le sous-développement:
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1) Absence d’esprit critique: tout développement nécessité une critique. Sans une critique, on ne passe jamais d’une bicyclette à une voiture. Or l’islam interdit toute critique et y voit une subversion. Et la première critique passe par la critique de la religion.
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2) Désordre de l’esprit: le Coran, guide du musulman appris par cœur sans jamais réfléchir à son contenu, est un ouvrage d’un extrême désordre. Cela a provoqué un désordre dans l’esprit des musulmans, passant d’un sujet à l’autre. Sachez qu’il y a des centaines de centres chargés de l’apprentissage du Coran par cœur, et aucun centre pour la compréhension du Coran… et toute critique du contenu du Coran vous conduit à la mort.
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3) Perte de temps dans l’inutile: qui achète le superflu vend le nécessaire. Le musulman fait cinq fois par jour la prière, et jeûne un mois dans lequel il gaspille plus d’argent pour le manger que le reste de l’année… et de plus il ne fout rien. Ceci puise son énergie qu’il pouvait utiliser pour d’autres choses plus utiles. S’y ajoutent le sacrifice du mouton et le pèlerinage qui causent des pertes inestimables d’argent qu’on peut utiliser à d’autres fins plus utiles.
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4) Absence de silence: le silence est une nécessité pour toute réflexion et tout progrès. Allez au Caire et vous entendrez chaque jour cinq fois l’appel à la prière de façon chaotique au point de vous faire perdre la tête.
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5) Absence de beauté: les entreprises en Occident dépensent des milliers de dollars pour embellir leur locaux et rendre l’ambiance plus supportable au travail. La présence d’une femme belle est un facteur important dans le progrès social. Les femmes sont de plus en plus enfermées dans des sacs poubelle qui vous coupent non seulement l’envie de travailler, mais aussi l’appétit, et vous plongent dans une ambiance moribonde.
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6) Recours à des mensonges sous le couvert de la religion: aucun système ne fonctionne sans intérêts sur l’argent. Il faut certes mettre une limite aux intérêts, mais prétendre que les intérêts sont interdits en recourant à des systèmes de substitution douteuses n’est pas propice au progrès social. Cela crée seulement un esprit tordu. Sachez à cet effet que la même opération faite auprès d’une banque normale et une banque islamique coûte 25% plus chère auprès de la banque islamique.
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7) Absence de cohésion sociale: pour que la Suisse puisse se développer, elle a dû mettre fin aux conflits internes religieux. C’est une condition sine qua non pour tout progrès économique qui nécessite une paix sociale et une stabilité politique. Ceci est totalement absent dans les pays musulmans qui sont construits sur le concept de la séparation entre les communautés religieuses prescrite par le Coran.
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8) L’islam enseigne la haine. Une société bâtie sur la haine d’autrui est une société suicidaire. Le musulman répète 17 fois par jour la fatiha, le premier chapitre du Coran dont les verset 6 et 7 disent:
Dirige-nous vers le chemin droit. Le chemin de ceux que tu as gratifiés, contre lesquels [tu n’es] pas en colère et qui ne sont pas égarés
“Ceux contre lesquels Dieu est en colère” désignent les juifs, et les “égarés” désignent les chrétiens, selon 99% des exégètes du Coran. Comment pouvez-vous construire une société qui réussit socialement et économiquement lorsque vous proférez la haine 17 fois par jour contre les autres? Voir à cet effet mon livre: La fatiha et la culture de la haine.
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9) L’islam a créé une société d’obsédés sexuels en raison des normes strictes en matière de sexualité. Nulle part ailleurs vous ne trouvez autant de harcèlement sexuel. Les besoins sexuels sont aussi importants pour une société normale que le manger et le boire. Un esprit obsédé sexuellement ne peut produire.
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10) Absence de liberté religieuse: la liberté religieuse est une partie intégrante de la liberté personnelle. Une personne qui ne se sent pas libre de choisir sa religion et ses convictions ne peut se sentir bien dans sa peau ni être un élément constructif dans la société. Or l’islam condamne à mort toute personne qui quitte l’islam ou le critique. Ce qui oblige les gens à vivre dans l’hypocrisie la plus totale. Pourquoi donc servir une société qui vous opprime dans le plus intime de vous-mêmes?
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Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle peut être utile pour comprendre la régression sociale et économique des pays musulmans.
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Dites-moi ce que vous en pensez.
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Dr. Sami Aldeeb Abu-Sahlieh
Centre de droit arabe et musulman
Ochettaz 17
CH-1025 Saint-Sulpice

Auteur d’une édition arabe et de deux traductions du Coran en français et en anglais par ordre chronologique, et d’une quarantaine d’ouvrages sur l’islam


Mon commentaire  :
Je ne suis pas d’accord avec l’idée de besoin sexuel. Les civilisations reposent sur le fait que la sexualité est domestiquée par la maitrise de soi et non exacerbée pour inciter à exercer une prédation sur les autres, au contraire de l’islam qui pousse à vouloir un ” butin”, motivation pour la guerre sainte. La nocivité de l’islam résulte du fait qu’il exacerbe le désir sexuel – ce qui n’est pas du tout pareil qu’un besoin – pour ensuite interdire de s’y livrer, ce qui est une torture entrainant à la férocité et à l’obsession. 
elisseievna

Roger Arnaldez















Aspects de la pensée musulmane

Le dialogue culturel et spirituel entre chrétiens et musulmans a une longue histoire. Roger Arnaldez, philosophe, islamologue et théologien, s’est toujours considéré au service d’un œcuménisme élargi aux trois monothéismes que sont l’islam, le judaïsme et le christianisme. Ses recherches et son enseignement l’ont conduit vers la pensée de al-Fārābī (873-950) et d’Averroès (1126-1198), grands penseurs musulmans de Bagdad et de Cordoue, ainsi que vers celle de leur homologue iranien Fahr al-Dīn al-Rāzī (1149-1209). Ce point de départ lui a permis de défendre l’idée selon laquelle un humanisme des croyants est toujours possible aujourd’hui, à l’instar de celui de la période quand foi et raison osaient s’affronter et entrer en débat, aussi bien en philosophie qu’en théologie.
Ces réflexions, accompagnées d’un travail sur divers épanouissements ascétiques et mystiques au sein des trois grandes religions, font que cette réédition des vingt et une études de Roger Arnaldez paraît aujourd’hui avoir toute sa pertinence. Publiées pour la première fois en 1987, elles constituent encore une approche particulièrement éclairante sur l’islam contemporain et sur ses ouvertures au dialogue.

Vrin - Études musulmanes
320 pages - 16 × 24 cm
ISBN 978-2-7116-2627-4 - novembre 2015







 
C’est une synthèse de ses travaux sur la pensée musulmane médiévale que propose Roger Arnaldez. Il s’attache, à travers un grand nombre d’études précises, à montrer la spécificité, l’originalité et l’actualité des sciences coraniques. Toute la pensée musulmane repose sur le Coran où s’y ramène par les commentaires. Selon la spécialité des commentateurs, les différentes exégèses sont marquées par des explications d’ordre philologique ou grammatical.
Roger Arnaldez montre comment les musulmans ont mis au point un certain nombre de sciences qui sont, à des titres divers, à la base des commentaires du Coran et du hadit. L’une de ces sciences est évidemment essentielle, c’est la grammaire qui permet la compréhension des textes révélés. Si bien que toutes les sciences coraniques reposent plus ou moins directement sur la grammaire et la philologie.
La pensée musulmane est ici située par rapport aux deux traditions dans lesquelles elle s’enracine, la source grecque et la source biblique, mais pour en montrer à chaque fois l’originalité. Les œuvres des grands auteurs de l’Isma font l’obejt de commentaires précis et détaillés. La question de la place de l’humanisme dans l’Islam est traitée de manière éclairante et stimulante.

Roger Arnaldez, membre de l’Institut, est islamologue et philosophe.

Vrin - Études musulmanes
288 pages - 16 × 24 cm



Remerciements d'un musulman au Pr Sami Al Deeb


Forum et site arabphone auquel participe Sami Al Deeb



Blog personnel de Sami Al Deeb :


J’ai reçu la lettre suivante que je publie avec ma réponse en rouge entre les paragraphes, sans faire mention du nom de l’expéditeur.
Bonjour mon cher Monsieur Sami,
Tout d’abord je me présente: XXX, âge de XXX ans, expatrié en France depuis XXX ans, travaillant dans le XXX. 
J’ai découvert avec un grand plaisir votre travail sur le coran et la critique du dogme musulman.
Je tiens ainsi à vous remercier pour vos efforts considérables dans l’étude du Coran. Vous apportez un regard nouveau et surtout libéré à un texte qu’on respecte certes, mais qui doit sans nul doute être étudié de manière rationnelle loin de toute croyance. Ce que vous faites avec brio! Et ce malgré les risques inhérents à une telle démarche. Vous vous attaquez aux tabous et libérez les esprits! Un grand merci à vous Monsieur aux noms de tous les musulmans.
Sami Aldeeb: Votre message me touche beaucoup et je vous remercie de votre amabilité. J’essaie d’apporter ma contribution malgré les risques dont vous êtes conscient. C’est un devoir moral envers la société arabo-musulmane dont nous venons tous les deux et envers la société occidentale dans laquelle nous vivons tous les deux.
Cependant, j’ai une question qui me taraude l’esprit concernant l’islam en particulier et les religions de manière générale: 
Les religions sont une pure création humaine. Je n’en doute pas un seul instant. Et croire en la révélation est, à mon avis, une altération intellectuelle qui déforme durablement les capacités de raisonnement d’un individu… 
Sami Aldeeb: Je partage entièrement votre analyse. C’est la raison pour laquelle je dis que la révélation n’est pas la parole de Dieu à l’homme, mais la parole de l’homme sur Dieu, exprimant ses désirs et ses idéaux, avec ce que cela peut comporter comme imperfections humaines. Rien en effet ne descend du ciel à part la pluie, les météorites et les excréments des oiseaux. Et parfois, un avion, qui tombe du ciel. Et si jamais vous voyez un livre descendre du ciel, sachez qu’il s’agit d’un livre qu’un passager a jeté d’un avion pour s’en débarrasser. Celui qui dit le contraire, sa place naturelle est la clinique psychiatrique. Et cela s’applique indistinctement à l’Ancien Testament, au Nouveau Testament, au Coran et aux Mille et une nuits.
Néanmoins, j’estime qu’il faut distinguer les différentes composantes de la religion: Légale, Culturelle et Spirituelle.
Donc, ne pensez-vous pas mon cher Monsieur, qu’il faut, dans la critique des religions, faire la part entre le légal (dimension légale/juridique), son application par les hommes (dimension culturelle) et enfin son utilisation à des fins spirituelles (dimension spirituelle)?
Sami Aldeeb: Je partage entièrement votre analyse. C’est la raison pour laquelle je publie le Coran par ordre chronologique (édition arabe et traduction française) afin de pouvoir dissocier la partie mecquoise moraliste (plus ou moins digeste) de la partie médinoise légaliste (que je considère toxique, pire que Mein Kampf de Hitler). Je mets en pratique la théorie du regretté Mahmoud Muhammad Taha, qui a proposé de laisser de côté le Coran médinois pour ne s’en tenir qu’au Coran mecquois. Ce penseur soudanais estimait en effet que le Coran médinois constitue une déviance de l’islam à caractère politique, correspondant à la mentalité belliqueuse du VIIe siècle et qui viole les droits de l’homme prônés à notre époque. Mais comme vous le savez, ce penseur a été pendu sur instigation de l’Azhar en 1985, à cause de cette théorie. J’ai écrit plusieurs articles et réalisé plusieurs vidéos expliquant ce point de vue. Ce faisant, je rejoins votre opinion, qu’aucun régime arabe ou musulman ne partage, hélas. Vous savez probablement que tous les ministres arabes de la justice ont signé en 1996 un projet de code pénal arabe unifié prévoyant l’amputation de la main du voleur, la lapidation, la mise à mort de l’apostat, etc. Vous pouvez consulter à cet effet mon ouvrage sur ce code. 
Je vous pose cette question car, ayant grandi au Maroc (au sein d’une famille musulmane), j’ai connu durant mon enfance un islam souple, soufi et spirituel. La religion servait surtout à maintenir la cohésion sociale et à pousser l’individu vers plus de bonté et de compassion.
Bien-sûr avec l’avènement des chaines télévisées satellites financées par les pays du Golf et notamment avec la vague de Wahhabisme qui s’est abattue sur la région, la pratique de l’Islam est passée de sa dimension sociale/spirituelle à une pratique formelle, militante et sectaire… Personne ne disait durant mon enfance que le paradis était aux musulmans seuls, ni que le Jihad armé était un devoir… Malheureusement tout a très vite changé…
Sami Aldeeb: Je ne suis pas sûr ici de pouvoir partager entièrement votre analyse.
1) Je connais une amie universitaire athée provenant d’une famille soufie d’Afrique du Nord. Sa famille la force à faire la prière et à jeûner pendant le Ramadan, la menaçant d’expulsion de la maison si elle ne s’y soumet pas.
2) Je ne pense pas que les musulmans de votre enfance pratiquant une religion qui, selon vos propos, «servait surtout à maintenir la cohésion sociale et à pousser l’individu vers plus de bonté et de compassion» acceptaient que leur fille musulmane épouse un chrétien sans lui imposer la conversion à l’islam… sauf probablement quelques exceptions qui confirment la règle. D’ailleurs, un tel mariage reste interdit par le Code de la famille marocain. 
3) Ce que prône la vague du Wahhabisme ne diffère en rien de ce qui figure, par exemple, dans l’ouvrage juridique du malikite Averroès, pourtant présenté comme un philosophe éclairé. L’EI ne fait qu’appliquer l’islam tel qu’il était enseigné par ce juriste et tous les autres juristes classiques musulmans, quelle que soit leur école respective. Je vous renvoie à cet égard à mes deux ouvrages sur le jihad et la jizya, où je reproduis j’analyse les exégèses depuis le début de l’islam jusqu’à nos jours.
4) Une telle concordance entre les savants d’époques et de territoires si divers devrait aussi nous suggérer que le matériel de base contient un message très univoque, quand on prend la peine de l’étudier dans son ensemble et avec rigueur, comme l’ont toujours fait les grands juristes et exégètes. Ainsi, si l’on accepte le principe voulant que le Coran peut guider une évolution spirituelle, ne risquons-nous pas de favoriser l’émergence, plus ou moins rapide, des doctrines que l’islam a toujours prônées?
Il faut ainsi faire face à cette dégradation et critiquer les dogmes religieux de manière frontale. Mais sommes-nous obligés de s’aligner sur le modèle occidental pour le faire? Surtout si on admet que la spiritualité est un besoin humain qui n’appartient à aucune religion mais qui découle de la nature même de l’homme.
Sommes-nous contraints de rejeter le tout? Alors que seul le coté légal pose problème et celui-ci peut facilement être écarté dès le moment que l’on fait comprendre aux musulmans que le coran est un recueil de textes humains et non pas une parole divine. Et que les lois doivent avant tout être adaptées à l’époque et à son évolution.
Comment ne pas perdre notre spiritualité tout en se débarrassant de la religion? La méditation, la charité, la prière, la compassion, le contentement… sont toutes des pratiques spirituelles nécessaires à une vie équilibrée et à une société humaine saine. Comment pouvons-nous les protéger et les libérer de la religion?
Comment pouvons-nous faire comprendre à une jeunesse musulmane, déçue, en colère et surtout pleines de frustrations, que la religion est une partie du problème et non pas la cause de tous les maux? Comment leur expliquer qu’on peut se libérer de la croyance religieuse sans perdre la quête du bien, de soi, du bonheur… 
Car j’ai l’impression que notre jeunesse, dépitée par la réalité du monde musulman et ébahit par le modèle occidental, crois que le pure matérialisme est la solution… alors que ce dernier a montré ses limites sur pleins de sujets et qu’on peut, surtout à une période charnière comme la nôtre, inventer un modèle libéré et plus humain sans tomber dans les travers du libéralisme matérialiste et sauvage. 
Comment pouvons-nous persuader les musulmans convaincus, que faire évoluer les lois et libérer les sociétés n’est pas forcément synonyme de pertes des valeurs morales nobles et des liens familiaux? (Bien que les musulmans manquent terriblement de valeurs ces derniers jours et résument souvent celles-ci au respect de la maman et à la sexualité…)
Et enfin comment relativiser les critiques? Car il y a une large différence entre le dogme, son application et son appropriation par les populations qui restent avant tout humaines et qui s’adaptent donc, avec plus ou moins de souplesse… Par exemple la place de la femme dans la société est très différente entre l’Arabie saoudite (origine bédouine) et mon beau Maroc (culture berbère méditerranéenne), entre les années 70 du siècle dernier et l’actuelle décennie…
Bien-sûr le côté légal et le caractère révélé de la religion tirent le monde musulman vers le bas (poussés dans cela par les politiques, le capitalisme, l’ignorance…), mais je maintiens mon point : il faut relativiser et trier…
Mettre tout dans le même panier, peut être comparé, à mon avis, à la réaction d’un adolescent qui commence à comprendre que ses parents ne sont pas parfaits et qu’ils lui restreignent ses libertés et qui donc, les considère comme les pires des idiots…  alors que malgré leurs défauts, il leur doit sa vie et sa survie…
Ainsi, les religions ne sont pas parfaites, elles ont causé beaucoup de torts, mais elles font partie de nos cultures et de notre Histoire. Il suffit donc de réfuter le caractère révélé de celles-ci, pour qu’elles deviennent un héritage historique comme un autre qui appartient à son temps et à son époque  (Les nordique arrivent bien à faire des films et des séries sur les violents et sanguinaires Vikings sans que cela ne choque personne car… ils ne sont pas sacrés et appartient à leur époque… alors pourquoi pas nous?!)
Sami Aldeeb: Je partage entièrement votre idée que «la spiritualité est un besoin humain qui n’appartient à aucune religion mais qui découle de la nature même de l’homme».
Je ne demande pas aux musulmans et aux non-musulmans de la région à laquelle nous appartenons tous deux de «s’aligner sur le modèle occidental dans la critique des dogmes religieux», mais de s’aligner sur les principes des droits de l’homme, universellement reconnus, en prônant la voie proposée par le regretté Mahmoud Muhammad Taha exposée plus haut. Cette démarche permettrait de favoriser une opinion plus différenciée, nuancée, de la «révélation» et ainsi de progresser vers un avenir enfin libéré de certains poids du passé.
Ainsi, en recommandant de s’en tenir au Coran mecquois et d’abandonner le Coran médinois, je ne propose pas de «tout rejeter» ou de «tout mettre dans le même panier», mais de faire une sélection éclairée et d’écarter seulement la partie toxique du Coran et de la religion musulmane, partie qui est la cause des tensions sanglantes entre les musulmans et les non-musulmans et dont les premières et principales victimes sont les musulmans eux-mêmes.
J’espère que je n’étais pas trop long et je m’excuse de vous déranger avec cet email. 
Je sais que du haut de mes XXX ans, je n’ai ni le recul ni le discernement nécessaires pour répondre à de telles questions … c’est pour cela que je me tourne vers votre sagesse mon cher Monsieur Sami.
Je vous remercie encore! Sachez qu’on vous porte dans notre cœur et qu’on vous sera éternellement reconnaissants pour votre travail. 
Ne vous laissez surtout pas abattre par les critiques et insultes … Vous apportez à l’islam plus que tous les cheikhs musulmans réunis. Et une personne qui a votre merveilleux rire ne peut être que profondément bonne 
Que Dieu vous garde (pas celui de la religion mais celui de la beauté  )
Respectueusement,
Votre élève et fils, XXX
Sami Aldeeb: Je tiens ici à vous remercier de vos aimables propos et j’espère que j’ai répondu, au moins partiellement, à vos questionnements, sans vous blesser.
Sami Aldeeb, Professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman
Editeur du Coran en arabe et traducteur du Coran en français par ordre chronologique, et auteur de nombreux ouvrages
www.sami-aldeeb.com
www.blog.sami-aldeeb.com
Je vous prie de diffuser cet article partout où vous pouvez.


Si Hamza Boubakeur : Traité moderne de théologie islamique




S’'il fallait lire un livre - et un seul - sur l'islam ...

je conseille le manuel de Si Hamza Boubakeur, père du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur :
Traité moderne de théologie islamique Broché – 16 octobre 2003
Si Hamza Boubakeur
486 pages
Editeur : Maisonneuve et Larose;

Si Hamza Boubakeur, de son nom réel Aboubakeur ben Hamza ben Kadour, est un homme politique français et religieux musulman né le 15 juin 1912 dans l'oasis de Brezina à Geryville et mort le 4 février 1995 (à 82 ans) à Paris.
Hamza Boubakeur est adhérent de la SFIO et Guy Mollet le nomme recteur de la Grande Mosquée de Paris, succédant à Si Kaddour Benghabrit de 1957 jusqu'à la prise en charge de la mosquée par Cheikh Abbas Bencheikh el Hocine en 1982.
Maître soufi et fin théologien, Hamza Boubakeur est un traducteur et commentateur du Coran en 1972, sa traduction réputée étant encore diffusée en Afrique.